Commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

En ce jour de commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, je vous invite à nous souvenir de nos parents et descendants directs ou indirects de Pierre Ouvry impliqués dans ce terrible conflit (en cliquant sur le nom, vous serez invité à consulter leur fiche sur notre site généalogique privé (demandez votre compte ici : lien demande ) et pourrez consulter votre lien via la fonction Diagrammes / Parentés ) :

L’ensemble des affectations militaires sont issues des bases du ministère des armées.

Mort pour la France pendant la guerre 1914-1918 :

  • Jean Appeler, 1880–1914 : Capitaine au 316ème Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France tué à l’ennemi le 7 septembre 1914 à Villers Saint Genest en Picardie.
  • René Marcel Albert Chérot, 1891–1914 : Caporal au 51ème Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France tué à l’ennemi le 22 août 1914 à Villers la Loue en Belgique.
  • Pierre Charles Edmond Gustave de Coutouly, 1884–1914 : Soldat de 2nd classe au 313ème Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France blessures de guerre le 10 décembre 1914 à Neuvilly-en-Argonne dans la Meuse.
  • Léon Garreta, 1887-1914 : Entomologiste. Sous-lieutenant du 225ème Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France tué à l’ennemi le 23 août 1914 à Mogimont en Belgique.
  • Pierre-Saïd Garreta, 1892-1915 : Sergent fourrier au 403e Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France tué à l’ennemi le 19 juillet 1915 à Mametz dans la Somme.
  • Maurice Ernest Mordant, 1874–1914 : Capitaine du 72ème Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France tué à l’ennemi le 8 septembre 1914 à Pargny-sur-Saulx (bataille de la Marne).
    Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.
  • Cyrus Elie Ouvry, 1884-1917 : Ouvrier fileur. Soldat de 2nde classe au 118ème Régiment d’Artillerie Lourde
    Mort pour la France blessures de guerre le 18 juin 1917 à Vaudesincourt dans la Marne.
  • Léon Jules Ricoeur, 1881-1915 : Professeur d’anglais. Sergent du 75ème Régiment d’Infanterie.
    Mort pour la France tué à l’ennemi le 26 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus dans la Marne.

Combattants :

  • Gustave Charles de Coutouly, 1890-1971 : Sous-lieutenant du 8ème Régiment de Génie.
    En mission aux États Unis du 31 juillet 1918 au 11 janvier 1919.
  • Lucien Placide Gillet, 1897-1941 : Capitaine de Régiments d’Infanterie Colonial pendant la première guerre mondiale
    Chevalier de la Légion d’Honneur.
    Mort pour la France le 21 mars 1941 à Aix-en-Provence.
  • Julien Cyrus Ouvry, 1878–1921 : Nommé médecin aide major de 1ère classe. Gazé pendant la guerre 1914-1918 ?
    Croix de guerre étoile de bronze et étoile d’argent.
  • Roger Henri René Perrotte, 1897–1993 : A débuté la guerre 1914-1918 dans le 270e régiment d’artillerie de campagne (270e RAC) puis dans l’aviation d’observation : lieutenant au 34e régiment d’Aviation.
    Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945.
    Chevalier de la Légion d’Honneur.

Pendant la première guerre mondiale, 74 millions de soldats ont été mobilisés dont environ 10 millions ont péri. (décomptes des historiens J. Winter et A. Prost rapportés dans cet article du quotidien Le Monde)

Ci-dessous quelques précisions sur ceux de nos parents pour lesquels j’ai pu trouver des documents officiels :

Maurice Ernest Mordant

La famille Mordant s’est réunie à Pargny sur Saulx le 4 septembre 1994, le 5 septembre 2004 (inauguration de la rue du Capitaine Maurice Mordant) et le 6 septembre 2014 autour de la mémoire de Maurice Mordant. Un ouvrage collectif ouvrage produit par les enfants et petits enfants de Louis Mordant comprend le récit précis des événements par des rescapés (général, lieutenant …). Certains extraits seront ici.

Je vous invite à lire sur ce site (lien vers la lettre) la poignante lettre de Jean Regnault, sous-lieutenant au 72ème Régiment d’Infanterie sous les ordres du Capitaine Maurice Ernest Mordant, à Elisabeth Cécile Ouvry, femme du Capitaine Maurice Ernest Mordant.

Préface de cet ouvrage collectif Mordant (citation de Jean-Jacques BECKER, Université de Paris X Nanterre dans la préface de « La Première Guerre Mondiale » de J.M. WINTER (Sélection 1992)) :

« Comme l’a dit un général allemand, il n’avait pas été écrit dans les écoles de guerre qu’une armée, qui battait en retraite depuis des jours et des jours, qui avait été surclassée dans tous les combats et semblait à bout de force, ait pu faire face et vaincre comme le fit l’armée française lors de la bataille de la Marne en Septembre 1914. N’est-ce pas la démocratie qui a donné au sentiment national qui animait les soldats français ce supplément qui leur a permis de vaincre par deux fois sur la Marne. »

Julien Cyrus Ouvry

Julien Cyrus Ouvry a été cité :

  • A l’ordre du Régiment n°24 du 24 mai 1917 :

« Médecin d’un zèle professionnel de tous les instants. En septembre et octobre 1915 aux combat de Champagne a assuré de jour et de nuit dans des conditions particulièrement difficiles notamment du 21 septembre au 10 octobre, le service de secours dans un port de secours soumis à un continuel bombardement et où passaient des blessés de tous les corps. N’a pas arrêté dans son service par l’écroulement de son poste. A été pour son personnel un exemple constant de dévouement absolu dans le plus complet mépris du danger. »

  • A l’ordre de la Brigade n°30 du 28ème Régiment d’Infanterie du 18 mai 1918 :

« Pendant la période du 18 au 30 avril 1918 s’est prodigué jour et nuit pour donner des soins aux blessés Français et Britanniques et malgré les difficultés rencontrées a assuré l’évacuation des blessés dans de bonnes conditions. »

Lucien Placide Gillet

Lucien Placide Gillet a été cité :

  • A l’ordre de la Division Infanterie n°56 du 20 juin 1918 :

« Le 1er juin 1918 désigné pour renforcer une contre-attaque a affirmé de belles qualités de bravoure et de sang-froid au cours d’un tir et périlleux combat à la grenade, avait déjà fait déjà fait preuve de valeur au cours de l’avance sur l’ailette en novembre 1917. »

  • A l’ordre de la Division n°145 du 24 novembre 1918 :

« Officier de haute valeur morale et très brave, qui au cours des opérations du 12 au 20 octobre 1918, a exécuté avec plein succès plusieurs missions périlleuses ou reconnaissances délicates et dangereuses. »

  • A l’ordre du Régiment d’Infanterie Coloniale du Levant n°28 du 20 juin 1920 :

« Officier plein d’énergie, d’allant et d’entrain, a toujours été un exemple d’énergie, de courage et de sang froid pour les hommes qu’il a brillamment conduit dans les divers combats au cours des colonnes sur Aïn Tab et l’Euphrate du 26 mars 1920 au 18 mai 1920. »

  • A l’ordre de la Brigate n°2 du 21 mars 1921 :

« Jeune commandant de compagnie, d’une énergique résolution et d’une rare habileté manœuvrière; au combat de Djuguel sous un feu des plus nourris d’Infanterie et d’Artillerie a conduit sa compagnie à l’attaque de positions solidement organisées et énergiquement défendues, et après 4 heures de lutte en a brillamment délogé l’ennemi à la suite d’une manœuvre conduite avec une rare habileté. »